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Pourquoi « la Vision 2020 » de l’IPPF ?

L’IPPF est un des plus ardents défenseurs de la santé et des droits sexuels et reproductifs pour tous. Elle œuvre partout dans le monde pour bâtir un monde où les femmes, les hommes, les jeunes disposent de leur corps et par conséquent de leur destin ; un monde où chacun est libre de devenir parent ou non, libre de décider du nombre d’enfants qu’il aura et quand, libre d’avoir une vie sexuelle saine sans crainte de grossesse on désirée et d’infections sexuellement transmissibles, en particulier le VIH.

Au cours des années 1990, une série de Conférences (RIO en 1992, le Caire en 1994, Pékin en 1995 et New York 2000) ont marqué des tournants dans la prise en charge des questions liées à la réduction de la pauvreté, à la promotion des droits humains en garantissant l’accès à l’éducation et à la santé. La communauté internationale a porté une attention particulière à ces problématiques et d’importants progrès ont été réalisés. Dans le même temps, le financement de la santé et des droits sexuels et reproductifs a baissé de façon notable dans le monde.

Dans les pays en développement, 57% soit 867 millions de femmes en âge de procréer ont besoin d’un moyen de contraception. Parmi elles, 74% soit 645 millions ont recours à une méthode de contraception.

Les autres 26% soit 222 millions n’utilisent aucune méthode. Ces chiffres alarmants interpellent l’IPPF. Dès lors, elle considère que la promotion de la santé et des droits sexuels doit être inscrite au centre des préoccupations internationales relatives au développement d’ici 2015 (échéance des OMD) et après 2015.

Au vu des défis à relever, l’IPPF appelle les gouvernements du monde à mettre sur pied des systèmes de financement innovants impliquant la société civile, afin d’être en mesure de mettre en œuvre des programmes de qualité permettant de toucher les populations les plus marginalisés. L’IPPF chiffre à 8,1 milliards de US$ le besoin en méthodes modernes de contraception. Ce montant nécessite un investissement supplémentaire de 4,1 milliards US$ par an, en plus des dépenses courantes de 4 milliards par an. Cet investissement permettrait d’économiser environ 5,7 milliards US$ par an en coûts de services de santé maternelle et néonatale.

Pourquoi maintenant ? Parce que 7 milliards et plus de personnes dans le monde sont actuellement confrontés à des défis à l’échelle mondiale : le changement climatique, les répercussions des inégalités dans et entre les pays, la pauvreté, le VIH/SIDA, et ce, dans un contexte de crise financière mondiale qui ne cesse de réduire les moyens destinés au développement international.

Malgré ces défis, des opportunités subsistent pour promouvoir un monde de justice, de choix et de bien-être pour tous. L’IPPF, sollicitant l’appui de tous (les Organisations de la Société Civile, les agences des Nations Unies, le secteur privé) exhorte les gouvernements du monde à saisir toutes opportunités et à s’engager sur dix objectifs pour que, in fine, la santé et les droits sexuels et reproductifs soient au cœur de tous les programmes de développement. En effet, l’IPPF considère que « ce sera à partir du moment où tout le monde aura accès à la santé sexuelle et reproductive et au bien-être, au droit à l’intégrité physique, et au contrôle de toutes les questions liées à sa sexualité que le développement durable et l’égalité des sexes seront atteints ».

Les programmes de développement de l’après 2015 doivent forcément intégrer cette « fatalité » !

Dr Balla Moussa Diédhiou, Directeur Exécutif

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