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Au-delà de 2015, nous devons continuer à travailler dans le sens de ces objectifs

Interview Mme Marie Louise CORREA, Présidente Nationale de l’ASBEF

En Septembre vous avez participé à la rencontre sur la CIPD+20 (Conférence Internationale sur la Population et le Développement) à New York, qu’avez-vous retenu ?
Marie Louise CORREA : Le Sénégal a été représenté par une forte délégation, conduite par le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, M. Amadou Bâ. En matière de Santé de la Reproduction et de Droits Sexuels, certaines thématiques restent sensibles : elles ont suscité beaucoup de débats. Cependant, nous sommes parvenus à un texte consensuel à propos du CIPD+20. Les participants reconnaissent la nécessité de poursuivre les efforts en Santé de la Reproduction afin d’améliorer la qualité de vie dans nos pays respectifs.

Quelles sont les priorités pour nos pays, le Sénégal en particulier ?  
MLC : Pour les pays africains, le bien-être familial est la priorité. Les fondamentaux qui nous mobilisent sont : la santé de la repro- duction des jeunes et des adolescents, la pauvreté, le VIH/Sida, les violences et les discriminations à l’encontre des femmes, la lutte contre la mortalité maternelle, le traitement du cancer féminin.

Quelles sont les priorités de l’ASBEF ?  
MLC : Il est important que notre association soit reconnue comme étant d’utilité publique. Nous lançons le plaidoyer à l’endroit des personnalités qui pourraient nous aider dans ce sens. L’ASBEF et les organisations partenaires doivent continuer de coordonner leurs efforts avec ceux du gouvernement pour améliorer les indicateurs en matière de santé particulièrement ceux concernant les femmes et les enfants.

Les objectifs de la CIPD vous semblent-ils toujours pertinents ?  
MLC : Les OMD demeurent pertinents. Nous devons continuer à travailler dans le sens de ces objectifs, même après 2015. Sur le plan international, la crise qui sévit a constitué un handicap majeur. Au Sénégal, nous avons été confrontés à des difficultés d’ordre économique et politique. Malgré, ce contexte difficile, la volonté politique ne doit pas faiblir Malgré ces défis, des opportunités subsistent pour promouvoir un monde de justice, de choix et de bien-être pour tous. L’IPPF, sollicitant l’appui de tous (les Organisations de la Société Civile, les agences des Nations Unies, le secteur privé) exhorte les gouvernements du monde à saisir toutes opportunités et à s’engager sur dix objectifs pour que, in fine, la santé et les droits sexuels et reproductifs soient au cœur de tous les programmes de développement. En effet, l’IPPF considère que « ce sera à partir du moment où tout le monde aura accès à la santé sexuelle et reproductive et au bien-être, au droit à l’intégrité physique, et au contrôle de toutes les questions liées à sa sexualité que le développement durable et l’égalité des sexes seront atteints ». Les programmes de développement de l’après 2015 doivent forcément intégrer cette « fatalité » !


Propos recueillis par
Alioune Badara DIOUF et Aïda Soumaré DIOP

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